Une vie de perchée
fanny 31 octobre 2014

Temps de lecture : 3 minutes

Plus ou moins grillé rapidement, dans ton entourage il y a toujours des gens qui disent « perchés ». C’est devenu courant de définir quelqu’un comme ça. Voilà, c’est un fait : « tu connais Machin ? – Ahah oui il est trop perché ! » Et quand on cherche un peu plus loin et qu’on demande pourquoi on est catégorisé de perché, voici quelques pistes qui reviennent.


 

— UNE FAUSSE ORGANISATION QUE TU AS
Tu passes plus de temps à lister les choses qu’à faire ce que tu listes. Tes idées partent dans tous les sens et tu veux tout faire. À la dernière minute bien sûr. Le travail sous pression est le plus efficace, c’est bien connu.

 

— TU NE TE FOCALISES PAS SUR LES DÉTAILS LOGISTIQUES
Tous ces gens qui se prennent trop la tête pour rien, toi ça te passe au-dessus. On tombe en panne, on n’a pas acheté de tize et ils ne vendent plus d’alcool : scénario catastrophqiue. Les potes deviennent vite lourds. Intérieurement, tu penses très fort « mais détend toi bon sang », mais tu ne dis rien parce que toi tu relativises. Et puis tu sais que de toute façon il est inutile de placer un « mais c’est pas graaave », ça le sera toujours. Dans ces cas-là, on utilise son sixième sens, la fameuse dénommée débrouillardise.

 

— LES DIALOGUES, IL PARFOIS S’ACCROCHER
Tu fais souvent répéter les gens, parce que toi tu étais parti ailleurs. Pris dans ton discours intérieur, tu refais le monde, tu l’explores même. La répétition peut aussi être utile dans les cas où tu veux juste être sûr d’avoir vraiment tout saisi. Pour que ta prochaine réflexion ne soit pas erronée par quelques informations perdues. Une autre caractéristique est que tu commences une phrase sans la finir. Oui, tu aimes bien stimuler l’imagination des gens. Parce que c’est assez…

 

— TU T’ÉMERVEILLES SOUVENT
D’après les autres, tu t’émerveilles pour rien. Mais, de là-haut, tu prends le temps de vivre et d’observer ton environnement. Il t’arrive régulièrement de stopper d’un coup pour lâcher un « c’est trop beau ». Dans ces moments-là tu te sens comme privilégié, tu as su capter LE petit phénomène qui va faire de cette journée, une belle journée.

 

— PAS TOUJOURS FACILE
Quotidiennement, tu travailles ton grand sang-froid (chanceux que tu es) en sécrétant moins d’hormones de stress. En cela, tu dois surement avoir un corps plus sain. Mais punaise, il y a quand même des fois où ta négligence peut te couter cher et créer des sacrés pics de stress. Oui tu es bien du genre à choper ton avion à la minute près, ou à te rendre compte que tu as perdu tes papiers pour passer ton permis 30 min avant l’exam …

Parfois même tu te décrédibilises en oubliant les codes de la société. Lorsque tu vas saluer ton boss en oubliant de fermer ta ceinture, à titre d’exemple.

Tu as aussi cette fâcheuse tendance à semer tes affaires partout : portable, vêtements, carte de crédit. Faisons passer cela pour de l’altruisme ou de la générosité cachée. Prends garde, il est vivement conseillé de ne pas être matérialiste.

Ce n’est aucunement intentionnel, mais parfois tu froisses les gens. Tu « zappes » des prénoms, des têtes, ou tout simplement tu ne vois pas, trop absorbé par tes pensées. Tu captes trop tard et zut « je n’espère pas qu’il/elle l’a mal pris ! ». C’est sans compter les retards inopportuns déjà traités par Agathe ici.

 


Avec le temps, peut-être que ça ce travail et qu’on gagne en efficacité, organisation et ponctualité. Sûrement même ! Mais l’accepter c’est tout aussi bien, du moment qu’on n’embête pas trop son monde. D’autant plus que vous trouverez probablement la faille dans certains tocs qui, pas si anodins, canalisent cette a(l)ttitude.

 

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fanny

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