Back on stage : mon année de césure en entreprise
Ambre 27 mars 2018

Temps de lecture : 8 minutes

Force est de constater que de nombreux étudiants sont actuellement en recherche de stage, je vous partage aujourd’hui mon expérience personnelle. L’année dernière j’étais en césure dans deux entreprises, une période riche en anecdotes et rebondissements. Je vous partage donc 365 jours de ma vie et mes petits conseils !


— Partie I : recherche

 

J-60 : Fraîchement rentrée fin juin de mon semestre Erasmus, je suis nostalgique à l’idée de devoir revenir à la réalité. Je trie mes photos, je revois mes amis, … C’est bien de s’accorder un peu de repos après un voyage, non ? Bon j’ai quand-même trouvé le temps d’envoyer ma première candidature, le cœur gonflé de fierté. Plus qu’à attendre leur réponse.
J-30 : Mes parents commencent à flipper que je ne trouve rien, c’est d’un lourd… Aucune confiance ! Ça fait seulement 10 jours que j’attends la réponse, ils sont peut-être en vacances… ou m’ont envoyé une réponse par courrier… ou par pigeon voyageur… C’est un peu suspect quand même, non ?…
J-25 : Je commence à me faire à l’idée que c’est pas si facile de trouver un stage. En plus mes amis commencent tous à trouver ! Je décide alors d’envoyer à balle de candidatures. Je commence à perdre espoir de trouver quelque chose de bien.

J-19 : Finally ! CA Y EST JE L’AI ! Je peux respirer à nouveau et me détendre.

Tips#1 : il est préférable de s’y prendre à l’avance pour faire ses recherches de stage. Ça évite de devoir se décider sur une offre en à peine 24h et de peut-être choisir quelque chose par dépit ;)

@Giphy – My main quality ? Casual multitasking.

— Partie II : Premier sta(rt-up)ge.

 

Jour 1 : Le grand jour est arrivé, je me dirige vers l’entreprise d’un pas décidé. L’équipe va-t-elle être sympa ? Les missions vont-elles me plaire ? Vais-je être à la hauteur de leurs attentes ? Tant d’interrogations et d’angoisse de mal faire ou de ne pas y arriver. Un vrai challenge !
J+4 : C’est fou comme on a du mal à se sentir tout de suite à sa place dans un nouvel environnement de travail ! Je me sens toute petite et timide, j’essaye d’emmagasiner un maximum d’informations pour être rapidement autonome. Je suis stressée, heureusement l’équipe est super et mon manager me met vite à l’aise. Il y a du boulot mais avec de l’organisation, ça devrait aller.
J+14 : Pour être honnête, je flippe. La fille que je remplace est partie, et depuis quelques jours j’ai l’impression que les missions que j’ai ne sont pas vraiment celles que j’attendais… J’ai plusieurs fois pensé que je n’étais pas à la hauteur, et que j’allais fondre en larmes aux toilettes, prise au piège entre mon pessimisme et mon estime plus bas que terre.

@Giphy – No I’m not crying *sniffing and blowing my nose*

J+25 : La boule au ventre finit peu à peu par s’en aller, je commence doucement à maîtriser mes outils et missions du quotidien, bref je me débrouille ! En plus l’équipe s’agrandit, de nouvelles personnes arrivent : je deviens la personne à qui on demande des choses, je ne suis plus la petite nouvelle :).

Tips#2 : ça n’est pas parce qu’on galère qu’on est mauvais ! Si l’on est nouveau et sur des missions que l’on a jamais faites avant, c’est normal de demander et de ne pas savoir tout faire du premier coup. Il vaut mieux demander de l’aide que de travailler pour tout refaire ensuite ;). Avoir confiance en soi est important : personne n’est nul, il faut simplement s’accorder un temps d’adaptation et se donner les moyens de s’améliorer.

A partir de ce jour 25, et jusqu’au jour 122 – qui nous amène au 1er janvier – je me suis vraiment épanouie et découverte de nouvelles qualités. Je suis plus rigoureuse, j’aime passer du temps avec les personnes d’autres pôles pour voir ce qu’ils font au quotidien et prendre conscience de l’impact de mon travail. Bien sûr, j’ai eu des moments de stress et j’ai fait des erreurs, mais j’ai surtout mûri et appris à me faire confiance (#grosmomentphilosophique)… Mais il était surtout temps de commencer à postuler pour mon deuxième stage !

@Giphy – Quand ton manager te complimente de ouf devant l’équipe

 

J+126: Pour bien commencer l’année, je décide de prendre à bras-le-corps ma résolution de mieux m’organiser et je commence à rechercher mon stage pour mars.
J+137: Je trouve des offres qui me plaisent et je postule avec plus d’aisance. L’avantage d’avoir déjà fait un stage, c’est qu’on sait un peu plus ce que l’on a envie de faire et surtout de ne plus faire. Je m’étonne presque de voir que j’en suis à une vingtaine de candidature en une dizaine de jours, avec déjà des retours ! Mon moral est au beau fixe.
J+139: Gros malaise du jour. Une entreprise vient de m’appeler pour parler de ma candidature, impossible de me rappeler de l’offre ni de la boite… Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une autre entreprise me contacte : non seulement j’avais oublié que je devais les rappeler mais je me trompe complètement de missions dans mon argumentaire… Je ne vous cache pas ma détresse à ce moment là : j’étais comme Corneille, j’étais seule au monde (#top10desannées2000).

@Giphy – This awkward moment.

J+146: J’ai enfin décroché l’entretien que je voulais, et je suis acceptée pour ce deuxième stage ! Je suis hyper contente d’avoir réussi à boucler ça si vite, surtout que ce n’est pas facile de faire ses recherches lorsque l’on bosse en même temps. Il faut arriver à jongler entre ses réunions, ses rendez-vous, ses pauses baby-foot, tout un programme.

Tips #3: S’assurer un vrai suivi de recherche de stage est crucial. On se fait un document qui regroupe : l’annonce, le nom de l’entreprise, la date de prise de contact et relance, et statut de la situation. L’organisation est d’autant plus importante si l’on est en cours de stage ou de travail, pour éviter les absences répétées ou de trop déplacer ses entretiens ou rendez-vous.

@Giphy – L’organisation, chat a du bon.

 

— Partie III : second stage

 

J+181 : Après un pot de départ quelque peu bien comme il faut arrosé qui signe la fin de mon stage le 28 février, me voilà de bon matin le 1er mars devant les locaux de mon second stage. Au cas où vous n’auriez pas relevé : oui, j’ai bien enchaîné mes deux stages comme un porc. Certes je n’étais absolument pas stressée, comparé au premier stage, mais mon cerveau n’arrivait plus à enregistrer, à comprendre, à réfléchir correctement. J’avais l’impression d’être spectatrice de mon corps, dieu merci je commençais un mercredi et le week-end n’était pas loin !

Tips #4: S’accorder quelques jours de repos entre deux stages/jobs/cuites n’est pas du tout un signe de fainéantise, c’est même plutôt recommandé pour être frais et bien concentré sur sa prochaine mission !

@Giphy – Hein ? Oui oui je t’écoute Martin. Oui pardon, Robert.

 

J+ 247: Après m’être remise de mon entrée bancale, j’apprends à connaitre ma nouvelle équipe, à me familiariser avec mes missions et le fonctionnement interne. Passer d’une start-up à un grand groupe, ça n’est pas du tout la même organisation ni les mêmes procédures ! Mais j’y prends goût, et j’adore le projet sur lequel je suis. Je prends des responsabilités, je travaille avec différentes équipes, bref un vrai poisson dans l’eau !
J+257: J’assiste à un réunion importante regroupant de nombreux responsables d’équipes. Nous passons en revue des sujets critiques suite à une réorganisation interne du service. Avant de partir, ma responsable me demande soudainement de présenter l’avancée de mon projet. C’est idiot, mais à ce moment-là, mon sujet me semblait ridicule en comparaison avec le reste. Je me suis renfermée comme une huître, j’ai rougi et balbutié, c’est finalement ma responsable qui a pris le relais. Lors de ma réunion de mi-stage avec elle, je lui explique, et elle me rassure : tous les sujets qui devaient être abordés dans cette réunion étaient importants, mon travail inclus.

Tips #5: Être stagiaire ne signifie pas être la petite personne qui n’a aucune légitimité. Si l’on est bien impliqué dans un projet, il faut en être responsable devant n’importe quel membre de l’entreprise !

@Giphy – Ouais je pèse un peu dans le game.

 

J+349: Arrive doucement la fin du stage, il faut commencer à faire du tri dans ses affaires, à voir qui prendra la suite de ses projets, prévenir ses contacts qu’on va bientôt partir… Car oui, lorsque l’on part d’une entreprise, même en sachant qui nous remplace, on doit laisser une trace de ses « en cours » pour assurer une passation en douceur.

Et arrive le jour 365… celui qui boucle la boucle, celui qui m’aurait été proposé en memories sur Facebook si ma mère avait posté un petit « courage pour demain ma puce » sur mon mur. Une coupe de champagne plus tard, me voilà partie vers le tram pour faire mon ultime trajet pour rentrer chez moi… (sortez les violons ouais).

@Giphy – Moi j’aime pas dire au revoir.

 

— Bonus à 10.000 euros : le rapport de stage

 

ETBAOUI, SINON C’EST PAS DRÔLE. Je pense que vous vous faites déjà un dessin du truc hein, qu’il faut le commencer à l’avance, pour ne pas avoir à dormir 3h par nuit la semaine avant de le rendre. #faitescequejedispascequejefais.

Ultime tips: Il peut être judicieux de rester en contact avec ses responsables/tuteurs de stage, car cela peut s’avérer pratique lorsque l’on a besoin d’information, de chiffres, ou pour des lettres de recommandation par exemple.


Bilan ? J’ai rencontré des gens talentueux et géniaux, avec qui j’ai passé de très bons moments. Je me sens plus sereine dans mes choix professionnels, et je vous garantis que c’était pas gagné. Je me high fiverais bien si ça n’était pas trop prétentieux ;) .N’hésitez pas à viser trop haut pour avoir votre stage idéal, faites-vous confiance, organisez-vous et ça ira très bien !

Ambre

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