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Une maison pour une vieillesse (in)paisible – critique de livre

Commençons par le titre – inhabituel, drôle et très approprié au contenu, car tout se passe dans une maison de retraite pour personnes âgées au nom idyllique « Zaciszny Kącik ». Emilia, une journaliste à la retraite, s’efforce de changer la situation, mais seule l’apparition de Maria, une femme excentrique et décontractée, qui n’hésite pas à porter des vêtements colorés, à boire, à fumer des herbes et à fumer la pipe, va faire en sorte que la maison de retraite soit un peu plus sens dessus dessous.

La galerie de personnages initialement plutôt clichés, mais avec le temps colorés des résidents de « Zaciszny Kącik » apporte de temps en temps un sourire au visage du lecteur, de la douceur à travers plus large à des rires imparables. Ce sont surtout les deux personnages principaux – Emilia et Maria – qui sont capables de remuer les choses de telle manière (en organisant une danse d’ivrognes ou une pièce de la Nativité combinée avec la veille des aïeux) que l'(in)maison des personnes âgées tremble dans ses fondations.

Malgré son caractère indéniablement comique, souligné à la fois par des descriptions, des dialogues et des scènes carrément burlesques, le roman ne manque pas de tristesse – on y trouve les thèmes de la solitude après la perte d’un être cher (Emilia), de l’abandon par ses propres enfants (Hanna), de l’inaccomplissement (Gustaw), des phobies (Kazimierz), de la fuite d’un foyer toxique (Lena, une bénévole), du divorce et de la perspective de perdre ce pour quoi on a travaillé pendant la moitié de sa vie (Justyna, la directrice du foyer). En fait, le principal moteur des actions des habitants dans la deuxième partie du roman est la peur de perdre le toit au-dessus de leur tête – Zacisze Kącik est en danger d’être racheté par un promoteur maléfique. Ils doivent donc agir de toutes les manières possibles – une pièce de théâtre, des cartes de Noël, peut-être un peu de… vol ?

Source : Skarpa Warszawska

Heureusement, il s’avère qu’il n’est jamais trop tard pour rien. Même à un âge avancé, il est possible de trouver l’autre moitié (et de faire un strip-tease dans le grenier), sans parler de l’âge plus jeune, avant lequel des possibilités totalement nouvelles et tentantes apparaissent. Le seul reproche que l’on puisse faire à la structure du roman reste le fait que les solutions à toutes sortes de problèmes semblent presque relever du conte de fées, imaginé par la bonne fée d’à côté, mais… nous aimons tous les fins heureuses.

Je dois admettre qu’après Alko Rogozinskià part la narration comique, je m’attendais à des intrigues plus criminelles, pendant ce temps. Maison de la vieillesse (in)tranquille est un jeu de moralité plutôt charmant, parfois sarcastique et ironique, avec des éléments du « saut du siècle » en arrière-plan, ce qui est probablement dû à la coopération avec le groupe de travail de la Commission européenne. Anna Kasiuk. La collaboration entre les auteurs a été très bonne – le roman ne se stratifie pas en deux « auteurs ». – il s’agit d’un ensemble unique, cohérent et divertissant.

Maison de la vieillesse (in)tranquille est un livre dont on peut dire qu’il se lit facilement, légèrement et agréablement. Et c’est un compliment.

La maison de l’agitation

Georges

Written by Georges

Rédacteur en Chef sur Alchimy, j'encadre une équipe de 3 rédacteurs et rédactrice. Je publie également sur les mangas, les dessins animés, les séries TV et le lifestyle. Nous souhaitons, au travers de ce media d'actualité, vous partager de nombreuses information et vous tenir informé des dernières actualités, au quotidien. pensez à vous aboner à notre newsletter pour recevoir en avant première ces actualités.

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