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The Boys Presents : Diabolical : saison 1 – critique

La création d’une anthologie animée n’est pas nouvelle. Après tout, ce motif a été utilisé assez souvent dans l’histoire de la culture pop, pour ne citer que… Animatrix ou le récent Star Wars : Visions. Il n’est pas surprenant qu’Amazon ait décidé de jouer également dans ce bac à sable, en préparant les téléspectateurs avec 8 histoires animées intitulées The Boys Presents : Diablical qui se déroule dans le monde de Les garçons. Le résultat est très mitigé. Car ici, nous avons des épisodes qui sont exquis et un plaisir à regarder, mais ils sont malheureusement en minorité. Les histoires mal écrites et sous-développées prédominent. C’est comme si les créateurs qui supervisent le tout étaient heureux que certains acteurs leur apportent quelque chose et décidaient de mettre en œuvre leurs idées sans trop réfléchir. Ne vous méprenez pas, l’idée même de développer ce monde de cette manière est très intéressante, mais malheureusement, elle nécessite des personnes qui non seulement connaissent le matériau source, mais le comprennent aussi et peuvent jouer avec. Comme Andy Samberg, qui a écrit John et Dun-Hee, l’histoire la plus intéressante et la plus poignante de toute l’anthologie. L’humoriste a décidé de raconter l’histoire d’un couple de personnes âgées dont la femme est en train de mourir d’un cancer, et le mari serait même prêt à signer un pacte avec le diable pour la sauver. Mais comme personne ne parle de l’enfer, l’homme prend les choses en main et injecte à sa femme du Compoud-V, ce qui peut lui sauver la vie, mais a des conséquences lamentables lorsque sa tumeur devient une entité distincte. Samberg a brillamment combiné l’atmosphère Les garçons Avec un récit déchirant sur le pouvoir de l’amour.

Également très cool Un plus un égal deux qui raconte le début de la carrière de Homelander et expose son manque d’estime de soi et ses doutes sur lui-même, à la limite de la paranoïa. C’est un excellent complément à la série qui nous permet de mieux comprendre cet anti-héros. De plus, il était interprété par Antony Starr, qui joue ce personnage dans la série, ce qui n’est pas une règle dans cette production. Les créateurs de cet épisode ont privilégié une atmosphère proche de la version de l’acteur, il y a donc beaucoup de violence et de sang. L’atmosphère du titre original a également été parfaitement recréée.

D’autre part, la performance moyenne est écrite par Seth Rogen et l’animation d’Evan Goldberg qui est une combinaison de Les garçons et la série télévisée Looney Tunes, mais plein d’entrailles et de cadavres. Journée du bébé au laser raconte l’histoire d’un nouveau-né qui est doté d’une vision laser et qui, sans contrôler ses pouvoirs, sème la destruction. Tout, depuis la ligne jusqu’à l’humour, rappelle ces animations classiques de WB avec Bugs Bunny et Duffy Duck. Quelque chose me fait penser que si cet acteur canadien était responsable d’une série de certains de mes dessins animés d’enfance préférés, je serais une personne encore plus tordue.

Enfin, je me retrouve avec les deux plus grandes déceptions de cette courte saison. Le premier est BFFS écrit par Avcovafine. Cette animation est l’exemple parfait d’une mauvaise compréhension du matériau source et d’une déformation complète du sujet à tous égards. L’histoire d’une jeune fille incapable de s’orienter dans l’environnement, qui prend du Compoud-V, ce qui lui permet d’avoir un nouveau meilleur ami, un caca parlant. Cet épisode n’est pas drôle et ne révèle rien d’intéressant au public. Awkwafina a décidé de parier sur la réalisation du manga, ce qui est également une mauvaise idée dans ce cas. Malheureusement, il n’y a rien de cool dans cette histoire. Un gaspillage complet de potentiel. J’ai également été déçu par la production mise en place par Justin Roiland, co-créateur de Rick et Morty. Son Un court-métrage d’animation où des Supes énervés tuent leurs parents. a un point de départ intéressant : un orphelinat qui accueille des enfants abandonnés par des parents mécontents parce qu’ils n’aiment pas les étranges pouvoirs que leurs enfants ont reçus après avoir été injectés de Compoud-V. Les enfants décident de se regrouper et de rembourser leurs anciens tuteurs pour l’enfer qu’ils leur ont fait vivre, motivés par le désir de faire des profits rapides. Nous observons tout du point de vue de l’un des personnages, dont le pouvoir est d’être le narrateur. Dans ce rôle, nous entendons Christian Slater. Malheureusement, il est clair que Justin n’a pas eu beaucoup de temps pour peaufiner son histoire, ce qui la rend pleine de solutions peu inventives qui ne fonctionneraient pas dans sa série actuelle pour HBO Max.

Pour résumer, The Boys Presents : Diablical Il y a quelques moments sympas, mais dans l’ensemble, c’est plus décevant qu’agréable. C’est loin de l’original en live-action. Peut-être que si les créateurs avaient eu plus de temps ou s’en étaient tenus aux personnages originaux que nous connaissons… Les garçons, la réception serait meilleure. Je ne sais pas si le projet va se poursuivre, mais en l’état actuel des choses, je ne serais pas fâché si Amazon décidait d’y mettre fin.

Les gars présents : Le mal à l’état pur

Georges

Written by Georges

Rédacteur en Chef sur Alchimy, j'encadre une équipe de 3 rédacteurs et rédactrice. Je publie également sur les mangas, les dessins animés, les séries TV et le lifestyle. Nous souhaitons, au travers de ce media d'actualité, vous partager de nombreuses information et vous tenir informé des dernières actualités, au quotidien. pensez à vous aboner à notre newsletter pour recevoir en avant première ces actualités.

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