Mais qui est Basik School ?
Guillaume Le Coq 27 avril 2015

Temps de lecture : 2 minute

ALCHIMY est allé à la rencontre d’un collectif artistique indépendant assez étonnant. Son nom : Basik School. Regroupant musiciens, rappeurs, DJs, réalisateurs et graphistes, cette petite usine à talents commence à faire ses preuves dans le domaine musical. Explications.


 

Le rendez-vous a été pris mi-avril. Matsou, un jeune parisien, qui plus est le cofondateur et l’un des 3 MC’s de la Basik School, nous accorde un entretien sans concessions. Avec sa voix grave, il est ici pour parler du nouvel EP du groupe : Station Plaisance. Mais avant d’en faire la promotion, nous avons voulu en savoir un peu plus sur le collectif.

Basik School est né en 2009 par Are’s et Matsou, en tant que groupe hip-hop. C’est en rencontrant le chanteur reggae Loota un peu plus tard que le groupe de musique devient ce qu’il est aujourd’hui : 3MC’s, faisant du reggae-rap. Un mélange des genres revendiqué et très apprécié sur les scènes parisiennes. En 2012, le Pad Souç Crew (connexion de 6 graphistes) se lie au collectif Basik School, et travaille sur la communication visuelle du groupe.

C’est en totale indépendance que le groupe lance fin 2013 leur premier EP Ambiance Lyricale. Les morceaux se sont construits en freestyle, les 3 MC’s racontent leurs vies de jeunes parisiens et leur amour pour la musique. 

 

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Lorsque nous demandons l’avis de Matsou sur l’arrivée de la nouvelle vague de rappeur US (Joey Badass, Chief Keef, Kendrick Lamar…), sa réponse est sans appel : « le rap n’est pas mort, la preuve ».

Deux ans après leur premier EP, le collectif sort prochainement son second : Station Plaisance, composé de dix titres. Contrairement au premier, « il est plus travaillé », nous confie Matsou. « On a voulu innover » s’exclame-t-il. Il est plus riche musicalement : trap, pop, funk et boom bap. Au niveau des lyrics, c’est plus réfléchi. Les thèmes sont plus variés et abordent des sujets comme la relation que peuvent avoir les jeunes avec l’argent. Matsou le voit d’ailleurs d’un mauvais oeil. « L’argent prend de plus en plus de pouvoir sur nous et ce, dès le plus jeune âge. Nous en sommes endoctrinés ». L’amour et les souvenirs d’enfance complètent les thèmes de ce second EP où l’on retrouve une vision différente et personnelle des trois rappeurs.

 


Station Plaisance sort très prochainement en format numérique. Des concerts et des clips suivront pour défendre le dernier opus.

 

Article réalisé grâce à la plateforme LE CLUB d’ALCHIMY.

 

Guillaume Le Coq

Agriculteur exploitant et éleveur de poulet à la SCEP depuis 1964.

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