Top 3 des pratiques faussement écolo
amandine 22 mars 2018

Temps de lecture : 3 minutes

Face au réchauffement climatique, on a parfois ce sentiment d’être impuissant. Heureusement des solutions existent ! Mais, plus adeptes du green washing que passionnées par l’écologie, beaucoup de marques vantent leurs produits « 100% propres & verts » mais cachent des pratiques douteuses.


— LA VOITURE ÉLECTRIQUE

 

Moins bruyante, moins gourmande en énergie, en apparence la voiture électrique n’a que des avantages par rapport à la voiture diesel ou essence. Pourtant, c’est oublier qu’on ne l’utilise pas de la même manière. En effet, à cause de sa batterie, la voiture électrique n’est pas faite pour les longs trajets, or la fabrication de la batterie en elle-même est tellement émettrice de CO² qu’avant de compenser par rapport à une voiture thermique, il faut rouler au moins 50 000 km ! En gros, parcourir 15 km dans ta voiture électrique, tous les jours, pendant 10 ans. Et ce n’est pas tout ! Qui dit électrique dit nucléaire car 80% des bornes de rechargement sont reliées au réseau électrique ordinaire, c’est-à-dire nucléaire. Ainsi, bien qu’émettant deux à trois fois moins de gaz à effet de serre, la voiture électrique contribue à produire des déchets nucléaires, dangereux pendant des milliers d’années.

Ce n’est donc pas l’utilisation de la voiture électrique le problème mais bien sa fabrication et la provenance de l’énergie qu’elle consomme. L’idéal serait par exemple que les bornes de rechargement soit reliées à un réseau électrique renouvelable. Ceci dit, il n’y a pas de secret, rouler en voiture n’est pas une pratique écologique, tous les véhicules motorisés ayant un impact négatif sur l’environnement. C’est peut-être nos modes de transports qu’il faut repenser : développer les transports en commun et le covoiturage par exemple.

 

— LES PANNEAUX SOLAIRES

Les panneaux solaires ou photovoltaïques ont une durée de vie de 25 ans, sont recyclables et une fois installés, ne nous coûtent rien. Cependant, comme la voiture électrique, c’est la fabrication qui pose problème. Pour fabriquer un panneau solaire il faut du silicium, molécule qui ne se trouve pas à l’état naturel. Il faut donc transformer la silice en silicium, en Chine, dans des usines qui utilisent énormément d’électricité. De plus, la transformation de la silice en silicium nécessite du charbon et du pétrole. L’attitude des fabricants de panneaux solaires, en elle-même, est aussi un problème. En effet, en 2011, les habitants de Haining, en Chine, ont protesté contre une usine de panneaux photovoltaïques qui déversait des déchets toxiques dans la rivière avoisinante.

La solution est entre les mains des fabricants qui doivent repenser la manufacture de tels produits. Produire en Europe, par exemple, car la quantité d’électricité dont les usines européennes ont besoin est moins importante qu’en Chine.

 

— LES VÊTEMENTS BIO

H&M Conscious collection, Veja, Bonobo Instinct, etc … Ces dernières années, beaucoup de marques de prêt-à-porter ont créé des lignes de vêtements « équitables » faits à partir de polyester recyclé, d’econyl ou de coton bio. Les grandes marques se veulent exemplaires, du moins sur les prospectus… L’année dernière, on a retrouvé des traces d’OGM dans les fibres des vêtements en coton « bio ». De plus, équitables ou non, les vêtements font des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans nos penderies. Entre les champs de coton bio qui se trouvent principalement en Turquie et en Inde et les usines implantées au Bangladesh, en Chine ou en Indonésie, l’empreinte carbone de nos vêtements est énorme.

La vraie solution serait donc d’acheter bio et local. Pas si simple car l’offre est limitée et les vêtements dits « éthiques » sont plus chers.

Tous les efforts faits ces dernières années pour limiter notre impact sur l’environnement sont louables mais loin d’être suffisants. On ne doit pas seulement penser à ce que l’on consomme mais comment et combien.  Par exemple, chaque français achète en moyenne pour 30kg de vêtements par an !


Heureusement il existe des initiatives qui ne requièrent pas l’achat d’un panneau solaire à installer sur son balcon. L’association Zero Waste France a lancé le défi de ne rien acheter de neuf en 2018 :  l’objectif ? « casser les automatismes, l’achat compulsif ». Le site du défi : riendeneuf.org.

Sources :
How Sustainable is PV solar power?
India: GMOs in GOTS-certified organic cotton
Les voitures électriques : un doux mythe écolo !

 

amandine

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