#16 : L’interview du vendredi : Isaac Delusion au Festival Art Rock
ERWAN 29 mai 2015

Temps de lecture : 5 minutes

Nous avons rencontré rien que pour vous le groupe Isaac Delusion lors du festival Art Rock. Le rendez-vous est pris dans une chapelle. Les gars sont déjà assis, prêts à répondre à nos questions.


 

ALCHIMY : Quelle est la signification de Isaac Delusion ?
Isaac Delusion : C’est la grande question que tout le monde nous pose. On n’a pas vraiment d’explication. On laisse aux personnes le monopole de l’imagination par rapport aux origines du nom. Si un jour il y a quelqu’un qui trouve la signification d’Isaac Delusion, ça sera très mauvais signe, un cataclysme va se produire, il va pleuvoir des méduses.

 

A : On peut vraiment entendre plein de sonorités différentes dans votre musique, comment est ce que vous caractériseriez la vôtre ?
I.D : On caractérise ça de musique. Je pense qu’on est un peu l’exemple typique, il n’y a pas forcément besoin de caractériser la musique. Quand il n’y a pas de mot au final ce n’est pas grave. Il y a des gens qui disent que ça ressemble à de la Dream Pop, je ne sais même pas ce que ça veut dire. D’autres qui disent que c’est de l’Indé pop, d’autres rock indé. Il n’y a pas vraiment de définition. Je pense que c’est la question qui se pose dans ces cas de figures où il y a des mélanges, personne ne trouve vraiment de qualificatif mais au final pour moi c’est une bonne chose.

Il faut arrêter de se prendre la tête avec les étiquettes, ça mets tout le monde dans des petites cases. Je ne connais pas l’étymologie de chaque style, mais à un moment il y a un nom qui est sorti comme ça et ça a été le nom du style musical comme quand les mecs ont commencé à faire de la pop. La pop, c’est juste que tout le monde l’écoutait, c’est populaire. Pour simplifier très rapidement ce qu’on fait, on dirait électro pop.

 

A : Vous réalisez vous même vos clips ?
I.D : Oui certains. On travaille avec un collectif, des gens avec qui on travaille souvent, qui font limite partie du groupe. On a une grosse part d’action dans le processus de création visuelle.

 

A : Vous êtes combien dans ce collectif ?
I.D : On est quatre, plus notre vidéaste qui a déjà réalisé deux ou trois clips puis il y a des gens qui travaillent avec nous depuis pas mal d’années comme Alizée Ayrault et Claire Dubosc qui ont réalisé le clip Pendora’s Box. On a également notre ingénieur son. C’est comme ça qu’on fonctionne, on est une sorte de petite famille.

 

 

A : Vous étiez tous potes de base ?
I.D : On était des potes avec Jules à la base et Nico c’est le frère d’un de nos amis qui était aussi musicien. On a fait ça à la cool, un petit groupe avec notre bande de potes. On essayait de gagner notre blé avec, après avec le temps et les années de travail s’est devenu professionnel. On est avant tout collègues de travail et aussi amis. On passe du temps sur la route et il vaut mieux bien s’entendre.

 

A : Il y a quelque mois vous étiez à l’Olympia, qu’est-ce que vous avez ressentis à ce moment-là ?
I.D : C’était beau, magique. On était très émus. On a eu une ouverture de rideau devant tout le monde, c’était majestueux !

 

A : C’était une consécration pour vous ?
I.D : Oui un peu quelque part parce que c’était l’Olympia. C’était l’une des plus grandes scènes que l’on faisait sous notre nom en tête d’affiche, pour plein de raisons, il y avait plein de gens. Nous sommes Parisiens, il y avait toute notre famille, nos amis, des gens avec qui on a bossé avec qui on bosse encore. C’était vraiment un gros événement. Après on a essayé de se dire que c’était juste une date normale pour vraiment profiter sur scène puisqu’en général dans ce genre d’événement un peu important avec tous les gens que tu connais, quand y a un peu de pression, tu peux passer à côté du concert et te réveiller à la fin quand tu sors de scène et te dire merde je suis passé à côté.

On se rend jamais vraiment compte de ce que l’on a accompli. Il y a deux ans on nous aurait dit vous allez faire l’Olympia, on se serait dit  » WTF ! « , qu’est-ce que c’est ce bordel ! Mais maintenant qu’on l’a fait c’était un moment incroyable. Je pense qu’on va se réveiller dans 5-6 ans et se dire merde on a quand même fait ça !

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Isaac Delusion à l’Olympia le 24 février 2015.

 

A : Vous voyez sur le long terme ?
I.D : Oui je pense. Il faut et ne pas se dire qu’une carrière dure deux ans. Il faut se projeter, après ça durera le temps que ça durera. C’est important d’avoir une vision du projet à long terme, au moins un minimum de confiance en soi et se dire que les gens vont continuer à apprécier. Continuer à partager des choses avec les gens pendant 5-10 ans et plus encore, j’espère.

 

A : Vous aviez cherché ce succès ?
I.D : On ne s’y attendait vraiment pas du tout et on ne l’a pas du tout cherché, on a commencé à faire de la musique entre potes, le dimanche après une séance de cinéma. Ça peut paraître un peu prétentieux mais ça nous est tombé dessus, il y a un truc qui s’est passé. Depuis on a continué à taffer pour que ça continue et on a donné tout pour ça.

On est toujours pas connu d’ailleurs, on a une petite notoriété dans le milieu dans lequel on gravite mais ça reste assez sobre par rapport à Christine and the Queens qui a commencé à peu près en même temps que nous. Il faut toujours être relatif et se dire « voilà on a fait l’Olympia on a fait une grosse tournée en France on commence à être connu ». Il y a  toujours ceux qui sont allés plus vite et qui ont explosé. Le plus important c’est de travailler.

 

A : Un message à faire passer à la jeunesse ?
I.D : Travaillez dur, vous irez loin, jamais s’arrêter et surtout rêver. S’il y a quelque chose qui te semble atteignable, si tu as un objectif, il ne faut pas hésiter à voir grand.

 

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ERWAN

étudiant en droit mais pas que !

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