La French Tech, ou la Sillicon Valley bleu blanc rouge
Guillaume Le Coq 9 décembre 2014

Temps de lecture : 3 minutes

Dans une économie morose, quelques secteurs d’activités sortent du lot, notamment la technologie. Un incubateur de fraicheur, d’innovation et développement, pourquoi faut-il miser sur le numérique ?


 

La France et le numérique sont tous les deux connectés entre eux. Et le débit marche plutôt bien ! Déjà en France, le numérique est créateur d’emploi avec 3.3 % des effectifs salariés nationaux selon le rapport McKinsey. Ce secteur représente actuellement 5.5 % du PIB français. Si cette conjoncture va bon train, la part du numérique dans son PIB pourrait augmenter de 100 milliards d’euros dans 6 ans.

D’autre part, lorsque nous regardons de plus près les structures qui sont positionnées dans le numérique, les strartups numériques sont au premier rang. + 22 % d’emplois créés en 2013. Mais il faut retenir qu’au moins 40 % d’entre elles mettent la clé sous la porte après quelques mois voir quelques années. Face à ce risque important, il est préférable de réfléchir à deux fois avant de lancer SA startup. Une infographie de l’Atelier et de la BNP Paribas reprend pas à pas les étapes menant à la pérennisation d’une startup (cliquez ici).

Néanmoins, en affichant des chiffres d’affaire à +43 % entre 2012 et 2013, les startups du domaine numérique jouissent d’un dynamisme remarquable. Et il faut que la France le préserve. C’est pourquoi Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique depuis avril 2014, a décidée de faire de l’hexagone une pépinière à startup, capable de rivaliser avec les plus grandes places internationales.

 

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Local Deezer, l’une des plus grandes startups Française

 

— LA FRENCH TECH, UN LABEL VIABLE POUR LE RAYONNEMENT NUMÉRIQUE FRANÇAIS À TRAVERS LE MONDE
Pour reconnaître sur le territoire national et international le secteur du digital/numérique, Axelle Lemaire a décidée de lancer la « French Tech ». Hormis l’objectif marketing, la French Tech permet l’émergence, la construction et l’accompagnement de projets issus des métropoles françaises et de la capitale. Neuf d’entre elles ont reçu le label French Tech en novembre dernier : Bordeaux métropole numérique, Digital Grenoble, French Tech Aix-Marseille, Lille is French Tech, La French Tech Rennes, Lyon French Tech, Montpellier Métropole numérique, French Tech Toulouse et Nantes Tech.

Pour décrocher ce label, il faut un dynamisme économique remarquable du secteur numérique. Un écosystème d’acteurs mobilisés, foisonnants, concentrés et efficaces. Bien entendu, il faut que la ville ait sous la main des investisseurs dans le développement de cet écosystème.

Fort heureusement, il y a de nombreux bénéfices à en tirer : accès à des subventions, possibilité d’utiliser la marque French Tech pour mieux identifier et promouvoir son écosystème, un accès à des grands comptes nationaux et internationaux et des bureaux de passage disponibles dans toutes les « Métropoles French Tech ». Grâce à cette initiative, un mouvement local émerge sous un écosystème dynamique.

Dans le futur, la ministre espère que ces strartups deviennent des acteurs incontournables de l’économie française. Bien entendu, il faudra frapper à la porte d’investisseurs étrangers pour crédibiliser le secteur du numérique français, et pourquoi pas inviter les talents du digital de demain à bouder la Silicone Valley pour le pays de la baguette et du béret !

 

french-tech-infographie
© gouvernement.fr

 

SIGLE NOIR MINI WEB

source : lafrenchtech.com – frenchweb.fr

Guillaume Le Coq

Agriculteur exploitant et éleveur de poulet à la SCEP depuis 1964.

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