L’échec du doggy bag en France
LÉO 23 février 2015

Temps de lecture : 2 minute

Le doggy bag est une pratique très répandue outre-Manche qui a du mal à se démocratiser en France. Avez-vous déjà vu dans un restaurant quelqu’un demander de quoi emporter les restes qu’il a laissé dans son assiette ? C’est très rare, en effet seuls 5% des Français emporteraient régulièrement leurs restes au restaurant, d’après un sondage YouGov réalisé pour le quotidien 20 minutes du 16 octobre 2014.


 

Si la pratique est si peu répandue en France, c’est parce qu’elle donne une image de « radin », et aussi car ne pas finir son assiette c’est donner le sentiment au restaurateur que l’on n’a pas trouvé son repas bon et cela paraissent « impoli ». Au-delà de ça, certains restaurateurs refusent même de laisser les clients repartir avec leurs restes.

Pour d’autres, c’est une question d’hygiène, les restes ne sont plus consommables à partir d’une certaine date et il serait dangereux de laisser les clients repartir avec. En Australie, notamment la législation interdit aux restaurateurs de distribuer des sacs pour récupérer les restes de table, car cela entraverait la chaîne du froid.

 

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Pour autant, une telle pratique permet d’une part de faire des économies et d’autre part de diminuer le gaspillage. Il faut savoir que tous les jours en France plus de 2 500 tonnes de nourriture sont jetées par les restaurateurs. D’ailleurs, le gouvernement français s’est montré en faveur d’une telle pratique afin de répondre aux ambitions du plan « anti-gaspi » lancé en 2013.

Entre lutte contre le gaspillage et barrière culturelle, un jeune entrepreneur français essaye de trouver une opportunité. Laurent Calvayrac vient d’ailleurs de lancer sa propre marque de doggy bag : Trop bon pour Gaspiller. Destinée aux restaurateurs et aux clients, la marque se revendique totalement écologique et respectueuse de l’environnement, tout en s’inspirant du doggy bag traditionnel venant des États-Unis. On lui souhaite beaucoup de courage dans ça démarche.

 


Futur business, volonté politique, responsabilité citoyenne, enjeux environnementaux : le gaspillage est un véritable enjeu de société et le doggy bag répond à ces problématiques. Cependant, cette pratique anti-gaspillage, rencontre des barrières culturelles et le doggy bag n’est sans doute pas prêt de s’installer dans nos habitudes.

 

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LÉO

Il a toujours rêvé d'avoir un chat, mais il est allergique aux poils de chat

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