Décembre, le mois des bilans à deux Francs
Guillaume Le Coq 19 décembre 2014

Temps de lecture : 1 minute

Tous les ans nous avons le droit au même rituel, le marronnier du bilan de l’année. « Les sujets les plus recherchés de 2014 » « les meilleurs appli de 2014 » « les photos les plus marquantes de 2014 » et j’en passe Pénélope. Bref, un bon moyen pour engager du trafic, car il faut se l’avouer Régis, ça marche ! Toujours est-il qu’il faut dire stop.

Oui, le marronnier du bilan de l’année est inutile. Ce n’est pas une rédaction qui va vous dicter ce qu’il faut retenir ou pas de l’année. Vous êtes assez grands pour savoir ce qui vous a plu et on s’en tamponne de faire un feedback. L’avenir c’est en haut à droite, et non en bas à cliquer sur des rétrospectives qui vous enlises (punchline). Car oui forcément elles vont vous toucher puisqu’elles englobent un univers dont vous avez au moins été acteurs ou témoins une fois dans l’année. Au final, on arrive à créer une culture unique, une pensée unique et un mode de vie unique.

Toutefois, certains bilans sont exclusivement établis pour créer la polémique. Comme celui de Village Voice qui a recensé les votes de 85 critiques américains au sujet des films de cette année. Et qui a remporté le trophée du pire film en 2014 : Interstellar. What ? Qui est ce fanfaron à avoir mis ce magique et sublimissime chef d’œuvre en une daube devant I Frankenstein ? Dites-moi ? Dites-moi ? Ah oui pardon. Là, je commence à devenir le fumier qui veut remettre tout le monde d’accord sur ce qui est bien ou mauvais, beau ou laid, gentil ou méchant.

Un conseil, ne perdez pas votre temps à commenter comme un rageux des bilans qui ne servent à rien, car au fond, c’est ce que veulent les rédactions. Traffic trafic, clique, pub pub, money money, machine à billets !

 

SIGLE NOIR MINI WEB

Guillaume Le Coq

Agriculteur exploitant et éleveur de poulet à la SCEP depuis 1964.

Your comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *