Comment adapter sa conduite lors de la COP21 ?
THIBAUD 9 décembre 2015

Temps de lecture : 3 minutes

En marge de la COP21, un ECO DRIVING CENTER se tient au siège de Peugeot France, situé à Paris tout près de l’Arc de Triomphe. Nous sommes allés jeter un coup d’oeil histoire d’apprendre à conduire écolo et piloter de sympathiques voitures. Une démarche véritablement novatrice dans l’approche de la mobilité durable de la part cette marque automobile bleu blanc rouge !


 

Ouvert depuis le 30 novembre jusqu’à vendredi, L’ECO DRIVING CENTER est un centre d’éco-conduite destiné à faire de la pédagogie de conduite visant à réduire la consommation de carburant des automobilistes. Bien que les prix du baril aient chuté ces derniers mois, la mobilité durable a des effets sur le budget des ménages mais aussi sur l’environnement.

Lundi 30 novembre 2015, la COP21 est lancée ! Axée sur l’objectif des 195 délégations présentes de trouver un accord sur le climat, la COP21 est également l’occasion d’exposer les best practices à la française. Et c’est aujourd’hui en matière de conduite automobile que nous allons nous pencher. Non pas sur une conduite sportive digne de Sébastien Loeb – bien que le Groupe automobile PSA Peugeot Citroën équipe le pilote – mais sur une conduite responsable en matière de mobilité.

 

— L’ÉCO-CONDUITE POUR LES NULS
L’éco-conduite s’avère être une conduite souple, qui n’est définitivement « pas contraignante », nous souligne notre moniteur de conduite, Sébastien. Disposant d’un panel de véhicules très peu émetteur en CO2, nous sommes allés faire un petit tour avec l’une d’entre elles aux alentours de la Fondation Vuitton. « Léco-conduite devrait être appliquée par tous les automobilistes » souligne notre moniteur. Il faut savoir lâcher la pédale d’accélération bien avant le feu rouge situé 100 mètres plus loin, passer le rapport supérieur avant d’atteindre le sur-régime… Bref, autant de petits détails qui s’avèrent être bénéfique pour l’économie globale du véhicule. Cela a des effets sur l’usure des pneumatiques, des plaquettes de frein, mais également sur une conduite plus citoyenne.

 

ecodrivingcenter

 

— QUAND LES CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES SE PRÉOCCUPENT DE LA DÉFORESTATION
Les émissions de carbone sont également un sujet traité durant ces 11 jours sur le centre. Tout le monde le sait, les voitures participent activement à hausse du taux de CO2 dans l’atmosphère. Conscient de ce phénomène, Peugeot a pris les devants. Comme nous l’explique de façon détaillée Marc Bocqué, chef de projet COP 21 Peugeot : « Des puits de carbone forestier Peugeot – ONF (Office National des Forêts) ont été mis en place en 1998, et ce pour les 40 années à venir. Il s’agit de la plantation de deux millions d’arbres en Amazonie brésilienne. »

La justification environnementale de ces plantations ? Le processus biologique dans la croissance de ces arbres représentent une véritable « éponge à carbone atmosphérique ». Scientifiquement, cela s’explique par le fait qu’il y a une absorption carbone. 50 % de la masse sèche d’un arbre est constituée de carbone. Ce carbone est extrait de l’atmosphère (CO2 atmosphérique, extrait au cours de la croissance de l’arbre, via la photosynthèse). La matière ligneuse, qui forme l’arbre, est constitué pour environ 1/4 de carbone, donc encore une fois extrait de l’atmosphère. Ainsi, c’est comme cela que les forêts en croissance sont considérées comme un puit de carbone, car très absorbantes en ce dernier pour leur développement. L’écosystème reconstitué en Amazonie brésilienne représente lui une absorption de  plus de 480 000 tonnes de CO2 au cours de sa croissance.

 

amazonie-peugoet

 

De façon plus globale, la forêt mondiale est un puit de carbone. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) parle que 18 à 19% du carbone émit dans le monde par l’activité humaine vient de la déforestation. Cela représente une part plus importante que de l’ensemble des transports. Cela montre bien la pertinence pour le groupe de travailler sur ce projet.

Ainsi, nous assistons ici à des actions en aval via le financement dans la plantation de masse d’arbres participant activement et de façon naturelle à la préservation de l’air.

 


Ces dispositifs environnementaux d’un constructeur automobile montrent bien que ce sont aussi les acteurs économiques qui peuvent proposer des politiques de développement durable. La COP21, attendue comme la fondation du chantier écologique du XXIe siècle, aura, espérons le, de l’ambition et des réponses dans ce sens.

THIBAUD

Inspecteur d'actualités

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