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Les scientifiques ont cherché à savoir si les humains pouvaient survivre sur Arrakis.

Première de la nouvelle adaptation cinématographique Dune Le travail d’Herbert a encouragé les scientifiques à étudier en profondeur les conditions sur Arrakis. Alex Farnsworth, Michael Farnsworth et Sebastian Steinig ont entrepris de développer un modèle climatique de la planète d’Herbert pour répondre à la question de savoir si une planète pouvait exister dans l’espace avec des conditions similaires à celles décrites dans le livre.

Il s’est avéré qu’une planète désertique avec une telle topographie pourrait effectivement graviter autour d’une des innombrables étoiles, mais les conditions à sa surface seraient si extrêmes que l’établissement d’une colonie pleinement fonctionnelle sur celle-ci pourrait s’avérer extrêmement problématique aux latitudes indiquées par Herbert.

Pour ce projet, les scientifiques ont consulté des cartes de la planète provenant de L’encyclopédie DuneL’équipe a ensuite superposé un modèle spatial tridimensionnel d’Arrakis à un modèle climatique utilisé pour analyser les changements dans l’atmosphère terrestre. Afin d’effectuer correctement tous les calculs, il a fallu décrire minutieusement les lois de la physique qui régissent ce monde en fonction, entre autres, des mouvements de formation des roches, de la distance par rapport à l’étoile et de la forme de l’orbite.

Le modèle a été enrichi de données sur l’atmosphère elle-même, nécessaires aux calculs détaillés. Les scientifiques ont supposé que l’atmosphère d’Arrakis ne diffère pas sensiblement de celle de la Terre. Il devrait y avoir environ 16 % de moins de dioxyde de carbone dans sa composition, mais jusqu’à 65 fois plus d’ozone, qui serait responsable du maintien de la température décrite dans les pages du roman.

Les données ainsi préparées ont permis d’exécuter des algorithmes de modélisation qui ont présenté une carte climatique probable d’Arrakis. S’il s’avérait que les modèles climatiques génèrent des résultats étranges sur la base des données du lot, cela signifierait que les lois de la physique fonctionnent différemment sur cette planète. Et par conséquent, une analyse plus poussée ne serait pas justifiée.

Or, c’est l’inverse qui s’est produit, bien que les résultats de la modélisation diffèrent de ce qui nous a été présenté en Diune. Dans la vision d’Herbert, les zones circumpolaires étaient trop arides pour que des colonies puissent s’y établir, et les humains ont donc habité des régions plus proches des pôles. Le modèle climatique a montré que ce sont les régions tropicales d’Arrakis qui seraient les plus propices à l’habitation. En été, la température dans ces zones doit rester autour de 45°C, tandis qu’en hiver elle ne doit pas descendre en dessous de 15°C.

Les conditions les plus extrêmes, en revanche, se situeraient à des latitudes plus élevées. En été, le sable des latitudes moyennes se réchaufferait jusqu’à 70°C, et en hiver, la température tomberait à -40°C. Les régions circumpolaires se refroidiraient jusqu’à -75°C en hiver, tandis que les températures estivales seraient aussi élevées que dans les latitudes moyennes.

Source : climatearchive.org/dune

L’analyse a révélé une autre divergence intéressante avec le matériel source. Selon Herbert, Arrakis était une planète sans précipitations. Parallèlement, le modèle climatique virtuel suggère qu’une petite quantité de précipitations pourrait se produire en été et en automne aux hautes latitudes, mais uniquement dans les zones montagneuses et les plateaux. Au contraire, les scientifiques ont définitivement exclu la possibilité de calottes glaciaires aux pôles. Des températures estivales extrêmement élevées feraient fondre toute glace dans ces zones. Un manque de chutes de neige en hiver rendrait impossible la reconstitution de la couverture neigeuse fondue pendant les mois chauds.

Bien que, selon les scientifiques, Arrakis telle qu’elle est décrite dans Dune ne pourrait exister si elle était régie par les lois physiques de la Terre, les auteurs de l’analyse justifient la vision imparfaite d’Herbert. Dune a fait ses débuts sur le marché en 1965, deux ans avant la publication de l’ouvrage révolutionnaire de Syukuro Manabe, le premier modèle climatique. Ce sont ces travaux qui ont valu au scientifique le prix Nobel 2021 pour la modélisation physique du climat de la Terre, la quantification de la variabilité et la prévision fiable du réchauffement climatique. Lorsque Herbert a écrit son roman, il ne disposait pas des connaissances scientifiques nécessaires pour l’aider à créer un modèle climatique fiable d’Arrakis.

Les scientifiques ont publié leur modèle interactif en 3D sur climatearchive.org.

Georges

Written by Georges

Rédacteur en Chef sur Alchimy, j'encadre une équipe de 3 rédacteurs et rédactrice. Je publie également sur les mangas, les dessins animés, les séries TV et le lifestyle. Nous souhaitons, au travers de ce media d'actualité, vous partager de nombreuses information et vous tenir informé des dernières actualités, au quotidien. pensez à vous aboner à notre newsletter pour recevoir en avant première ces actualités.

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