Simon Porte Jacquemus, l’étoile montante de la mode française
baptiste 17 septembre 2015

Temps de lecture : 2 minutes

 » Je m’appelle Simon, j’aime le bleu et le blanc, les rayures, les fruits, Marseille et les années 80 « . Voici, comment le jeune autodidacte et avant-gardiste créateur se décrit lui et son univers singulier, pièces maîtresses de son succès.  


 

Voilà maintenant 5 ans que Simon Porte Jacquemus charme Paris en racontant des histoires, d’abord dans des vidéos exquises qu’il diffuse sur internet, puis directement dans ses défilés. Pour l’été 2014, c’était l’histoire d’une vendeuse de glace, chanteuse de karaoké à la Grande motte, et lors de son dernier show à la fashion week, l’histoire de copines rentrant de la plage et allant au marché. Couleurs vives, univers eighties, rayures bonne enfant, c’est sa signature et ça marche. Marion Cotillard, Miley Cirus, Rihanna ou encore Rita Ora portent ses créations dans les magazines. A 25 ans il compte déjà des supporters de choix. Chouchou de Karl Lagerfeld, il était déjà l’an dernier finaliste du prix LVMH des jeunes créateurs. Mais alors, qui est donc cet enfant chéri de la mode Made in France, si juvénile ? Pour le savoir il faut avant tout laisser parler son travail.

 


— L’ENFANCE AU CŒUR DES CRÉATIONS
Mallemort en Provence ; sa terre d’enfance. Ici le nom de Jacquemus n’est pas connu sur les podiums mais sur les marchés de fruits et légumes. Depuis des années la famille Jacquemus vend des carottes, des carottes qui se sont directement retrouvées sur les vêtements de la collection printemps/été 2015. Dès l’âge de 8 ans l’envie de raconter des histoires avec des vêtements s’impose au petit Simon, sans qu’il sache trop pourquoi. Il n’y a pas beaucoup de livres chez lui, alors il regarde la télévision. Il se souvient de personnages féminins vus dans des séries comme Sous le soleil, se rappelle avoir été frappé par Charlotte Gainsbourg. C’est un peu le type de femme qu’il recrée dans ses collections. « Une fille française des années 80, qui ressemble à Lio, à Elie Medeiros. » Et dans le panthéon des femmes qui l’inspirent on retrouve Isabelle Adjani. Il sait tout d’elle et voue un culte à son insolence capturée dans L’été meurtrier. « C’est le must, c’est l’histoire d’une cagole du sud de la France qui finit à l’hôpital psychiatrique, je trouve que ça résume assez bien mes collections. » 

 

©JACQUEMUS – LA PISCINE

 

©JACQUEMUS – LA FEMME ENFANT

 

©JACQUEMUS – L’USINE

 

Mais sa plus grande inspiration, c’est sa mère. Disparue en 2009, quand il a crée sa propre marque il a voulu lui rendre hommage. « Quand j’ai perdu ma mère, j’ai décidé de faire une marque et je l’ai appelée par le nom de famille de ma mère, « Jacquemus »… Je ne me suis même pas posé de question, ça devait être son étiquette, son nom sur mes vêtements. »


A 25 ans, le jeune prodige de la mode française sort déjà sa 13ème collection. Nommée Valérie, elle reflète à nouveau la candeur et l’avant-gardisme de son créateur et risque une nouvelle fois de bouleverser les podiums.

baptiste

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