Les dandys poètes Feu! Chatterton bousculent la scène française
ALCHIMY 16 février 2016

Temps de lecture : 2 minutes

Feu! Chatterton… Ils commencent à faire parler d’eux, et on aimerait presque qu’ils demeurent ce groupe discret et un peu perché, électrisant la salle durant la première partie de Fauve en 2013. On a pu se lasser de Fauve, mais pas de Feu! Chatterton. J’ai décidé d’écrire sur eux, avant qu’ils ne deviennent tellement connus que cet article en deviendrait mainstream.


 

Fondé en 2011, le groupe compte cinq mecs, Arthur au chant – ce Léo Ferré ressuscité -, Antoine à la basse, Sébastien et Clément à la guitare et au clavier, et Raphaël à la batterie. Pour avoir été à leur concert à Nantes, au Lieu Unique, en octobre 2015, Feu! Chatterton reste un souvenir des plus mémorables en matière de prestation en live.

Arthur Teboul nous transporte et nous plonge dans une transe indescriptible. Il nous embarque à bord du Côte Concorde avec lui, et on aimerait que les minutes durent des heures tant le temps semble suspendu à ses lèvres, aux doigts des guitaristes. Un parolier comme on en trouve peu aujourd’hui.

Le groupe revendique lors d’une interview pour les Inrocks s’inspirer d’artistes comme Led Zeppelin, Serge Gainsbourg, Neil Young ou encore Alphex Twin. On devine une combinaison naissante entre Jacques Brel et Léo Ferré dans La Mémoire et la Mer, un air de Barbara, le tout emmené par une symphonie rock à la Radiohead.

 

 

feux-chaterton

 

— BAUDELAIRE EN SCÈNE
Mais ce que je vois moi, c’est un style qui leur est propre, un groupe en devenir sur la scène française. Au-delà de nous séduire par sa poésie, Feu! Chatterton offre à notre oreille une mélodie justement dosée entre basse, batterie, et clavier, sans jamais éclipser la voix un peu enrouée du normalien à la moustache que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus au centre. Morceaux mythiques un peu slow, tel mon grand préféré et moins connu À l’Aube, ou plus rythmé tel Boeing ou La Malinche, ou encore Harlem

Feu! Chatterton vogue sur tous les styles, sans jamais lasser son auditoire. Certains dansent, d’autres restent pantois et hypnotisés par les mains frénétiques d’Arthur lorsqu’il chante. Ou les deux à la fois (là, c’est moi).

 


Ce premier album promet bien de belles choses pour la suite et leur tournée ne fait que commencer. J’ai déjà pris mes billets pour le concert du 17 février au Trianon à Paris, en tant que fanatique amoureuse de poésie et de littérature. Leur concert surprise filmé par Arte dans l’amphi Richelieu à la Sorbonne (19 janvier 2016) condense en une heure parfaite leur talent – pour l’instant – indomptable. Perfectionnistes et pointilleux, les garçons ont l’intention de remettre la poésie au goût du jour.

 

 

Article rédigé par Julie Cousty

Article réalisé grâce à la plateforme LE CLUB d’ALCHIMY.

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