La tuerie Night Call
John Goodman 7 janvier 2015

Temps de lecture : 3 minutes

Night Call, Une atmosphère sombre et pesante, Dan Gilroy qui signe la son premier film derrière la caméra a réussi son pari de rendre Los Angeles immense comme une espèce de jungle moderne venimeuse. Jake Gyllenhaal magistral.


 

Los Angeles de nos jours, de nuit, une station essence, un puit de pétrole… le silence… Lou Bloom (joué par Jake Gyllenhaal) est un voleur, pas un bandit, mais il est capable de frapper un policier pour lui piquer sa montre. Il galère, il essaye pourtant de trouver un job, mais rien y fait, il n’arrive même pas à trouver un stage non rémunéré légal.

C’est par hasard qu’il va connaître sa vocation lorsqu’il est témoin d’un accident sur l’autoroute, il s’arrête et voit deux journalistes freelances filmant la scène, l’ambulance, les lumières, la blessée… Il veut faire comme ces gars.

Lou use de ses pouvoirs de négociations une première fois pour vendre un pauvre vélo volé (haha vélo volé) qu’il vend comme un cheval de course, pour s’acheter une petite caméra et une radio de police.

Avec les fréquences de la police de Los Angeles comme copilote il se forme tout seul, accidents, incendies, fusillades, il n’a peur de rien, il commence à être sur tous les fronts. Il trouve ensuite le moyen de se faire rémunérer en vendant ses piges pour une télé en manque d’audience où il faut de l’info « chaude » et choc. Son Business Plan prend forme.

 

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Jusque-là OK, tout parait à peu près cool. Après tout il fait ce qu’il lui plait, il relaie l’information, il bosse, il ne vole plus… Mais non mon gars, parce que ce que tu ne sais pas, c’est que Lou Bloom est un gars seul, il a une piaule, sa plante qu’il prend soin d’arrosé comme Léon (j’y reviendrais). Il a des tocs, il a le regard vide, il ne laisse transparaitre aucune émotion surement qu’il en a peu… Il prend son rôle très à cœur, il n’hésite pas à déplacer un corps sans vie pour une meilleure vue, un grand angle…

Jake Gyllenhaal est juste génial, il a réussi à mettre mal à l’aise des centaines de salles de ciné, parfois trop puisque les avis ne sont pas unanimes. Mais son intensité et son application sont telles qu’il a dû être soigné de points de suture après avoir cassé un miroir pour une scène. Son regard, son sérieux, sa dégaine, pour jouer un gars vide d’émotion, sans moral, extrêmement manipulateur est grandiose.

 

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Ce film met en avant le choc de l’info, la violence des médias, l’éthique journalistique, la course à l’audience dans laquelle Cyril Hanouna s’engouffre tous les jours. Je suis sur qu’Hanouna serait capable de recruter Nabilla pour faire le buzz…

Enfin bon, pour critiquer Night Call, il y a un point dont il faut que je vous parle… Le réalisateur n’est pas le réalisateur de Drive, mais ce sont les mêmes producteurs, et la musique choisie ne vaut pas un bon Real Hero ou un NightCall de Kavinsky mais ceci dit la bande originale est quand même signé James Newton Howard (C’est qui lui ?). Le gars qui s’est occupé des bandes originales de tous les Hunger Games).

Pour en revenir à Léon, il arrosait sa plante comme Lou Bloom. Mais du coup on entend Leon Bloom, mais du coup ça doit être à l’envers normalement mais je vous est mâché le travail, normalement tu te dis « Tiens Lou Bloom ça fait penser à Léon Bloom, euuuh mais Léon (Jean Reno) ressemble parfois à Lou, comme lorsqu’il arrose sa plante ! »

La rédaction d’ALCHIMY accorde 4 bonnes étoiles à ce film et un Golden Globe à Jake !

 

 

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John Goodman

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