C’est quoi être community manager des Vieilles Charrues ?
Guillaume Le Coq 18 juillet 2015

Temps de lecture : 3 minutes

Premier festival français, les Vieilles Charrues développe de plus en plus sa communication digitale. Pour en savoir plus sur la façon dont est géré le social media du festival, Carmen, la community manageuse du festival, m’a accordé un entretien entre deux tweets. Stagiaire au festival Art Rock l’année dernière, Carmen cherchait un nouveau stage de 4 mois pour son M1 en information-communication à Lille. Travailler pour les Vieilles Charrues ne fut qu’une évidence.


 

ALCHIMY : Avec un stage en tant que community manager pour les Vieilles Charrues, tu dois faire envier beaucoup d’étudiants ! Comment as-tu réussi à le décrocher ?
Carmen : [rire] On me le dit souvent en effet. Je cherchais un stage en social media pour mon M1 et j’ai vue que les Vieilles Charrues sollicitait un community manager. J’ai postulé… mais l’offre était déjà expirée. Je n’ai pas lâché le morceau pour autant ! J’ai envoyé un tweet au festival et ils m’ont dit d’envoyer quand même ma candidature. Avoir insisté a payé ses fruits.

 

A : Peux-tu retracer tes 4 mois de stage ?
C : Depuis avril dernier je m’occupe de la communication web du festival. Je tiens l’administration du site Internet, l’application mobile, les partenariats web, les jeux-concours, les newsletters. Concernant l’application, c’est moi qui t’envoie les alertes pour te dire les prochains artistes à venir et les horaires d’ouverture et fermeture du festival. Je gère avec un bénévole les réseaux sociaux du festival (Facebook, Twitter, Instagram, Google+, Vine et Snapchat), je centralise les visuels et les messages que tu retrouves sur les écrans géants avant que les concerts commencent, et puis la webTV.

 

A : Comment s’organise la couverture web d’un événement aussi important ?
C : Je me suis fixée un rétroplanning à respecter. Tous les matins je change la cover du site et des réseaux sociaux. En fin de matinée je publie un album photo de la précédente journée. En début d’après-midi j’annonce l’ouverture du site. Puis pour les concerts, je publie à chaque fois une photo ou plus sur les réseaux sociaux.

 

A : Quelles sont les nouveautés 2.0 à découvrir cette année ?
C : Après les réseaux d’images Vine et Instagram, on a intégré Snapchat (nom : charrues). On n’arrête pas de l’utiliser, surtout pour dévoiler les coulisses du festival. On essaie de donner du contenu un peu exclusif à nos abonnés. Bon, depuis la lancée des festivités, j’avoue que je reçois pas mal de Snap trashs, surtout dans les campings. Je te laisse imaginer.

Mais la grande nouveauté vient de Moneiz, le moyen de paiement dématérialisé. C’est un grand chamboulement pour les festivaliers. Du coup, on a fait pas mal de pédagogie pour qu’ils comprennent son utilité et son utilisation.

Cette année on a eu envie de communiquer au plus proche des festivaliers. À travers le hashtag #humansofcharrues présent sur Insta’, ce ne sont pas les artistes mais les festivaliers qui animent l’événement avec des photos d’ambiance.

 

A : SocialBand, l’agence qui réalise depuis 2012 une étude sur la présence et l’affluence des 20 principaux festivals de musique français sur les réseaux sociaux, vous a classé quatrième, derrière le festival Interceltique, Jazz in Mariac et le Printemps de Bourges. Cette année vous visez le podium ? En terme de volumétrie, as-tu des chiffres à réaliser ?
C : Sur Twitter on est le festival le plus suivi en France et deuxième sur Facebook. Nous n’avons pas de quotas, ni de compte à rendre. Il faut juste savoir communiquer avec le bon outil au bon moment.

 

A : Comment juges-tu la journée d’hier (jeudi) ?
C : C’est speed, il faut être au taquet. On a 6 photographes bénévoles officiels qui partent en vadrouille et qui reviennent le plus vite possible pour nous rendre les photos des lives en cours. On ne voit pas le temps passer. Concernant l’arrivée de Moneiz, on reçoit beaucoup de messages. On s’y attendait. Bien sûr il y a toujours des mécontents, et la nouveauté implique quelques questionnements de la part des festivaliers. Petite anecdote, après le concert de Muse jeudi, on a reçu pas mal de messages d’exaspération sur les réseaux sociaux, car il y avait des bouchons sur la route. Malheureusement, on ne pas y faire grand chose… Les réseaux sociaux sont parfois un défouloir. Il faut savoir tempérer.

 

A : Quelque chose d’insolite à nous raconter ?
C : J’ai reçu une photo de deux mecs cul nu devant un panneau des Vieilles Charrues. Je leur ai demandé si je pouvais partager leur oeuvre, mais ils ont préféré décliner.

 

A : Un mot à dire aux festivaliers présents sur les réseaux sociaux ?
C : Twittez et partagez vos photos avec le hastag #charrues15 et éclatez-vous, c’est le moment !

 

SIGLE NOIR MINI WEB

Guillaume Le Coq

Agriculteur exploitant et éleveur de poulet à la SCEP depuis 1964.

2 Comments

  1. Bonjour,

    Très intéressant cet article, merci pour le témoignage !
    Est-il possible de contacter Carmen pour plus de précision (étant moi-même très intéressée par un stage de community manager) ?

    Merci d’avance,

    Maïna

Your comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *