BABY DRIVER le film incroyablement cool & OKJA plein de tendresse sur l’actualité
Line 11 juillet 2017

Temps de lecture : 7 minutes

BABY DRIVER le prochain film d’Edgar Wright, rien à voir avec Fast and Furious ne vous inquiétez pas, ça parle plus de vitesse que de voitures et c’est un film d’action extrêmement bien maîtrisé et tellement fun ! OKJA quant à lui, est la petite pépite Netflix rempli de tendresse sur l’amitié et sur un thème d’actualité : les conditions d’abattage des animaux. 


— BABY DRIVER   9/10  à voir entre potes pour bien s’éclater

« Probablement le film le plus cool jamais tourné » Première

 

Baby est un jeune conducteur de génie, mais il est embarqué comme chauffeur dans des braquages de banque où il doit aider les criminels à fuir la police. Une situation qui ne lui convient pas du tout, surtout depuis qu’il commence à fréquenter une jolie serveuse… Mais on ne sort pas si facilement des griffes du grand patron du crime !

 

Le scénario n’a globalement pas grand chose d’original et c’est à la fois le point faible et le point fort de ce film. Point faible pour le « manque d’originalité », mais gros point fort pour avoir su reprendre tous les codes du film d’action « basique » pour en faire un putain de film génial qui nous étonne tout de même ! Le spectateur est dans l’univers connu du film de gangster, de casse, avec ses personnages phares (le boss, la fille sexy, le mec taré, la petite-amie qu’on veut protéger…). Une mise en place où n’importe quel spectateur pourra s’y retrouver et donc d’autant plus facilement s’éclater à fond les ballons !

Une originalité majeure tout de même dans le scénario va tenir tout le film sur sa génialitude : Baby, ayant des acouphènes aux oreilles, porte sans cesse des écouteurs et rythme chaque scène de sa vie par de la musique choisie en circonstance. Une grande partie du film est donc rythmée de musique super cool rock/soul. En fait, le scénario a été construit en fonction de la trentaine de musiques choisies. C’est un film d’action aux allures de comédie musicale dans son montage et sa réalisation, tout est millimétré pour correspondre au rythme de la musique et c’est là où se trouvent toute la grandeur et l’originalité du film. Comme d’habitude, le travail de l’image et du montage du film de Wright est vraiment extrêmement bien travaillé, on ne s’ennuie pas une seule seconde, on accroche vite, on se laisse porter par les musiques, l’histoire, le montage mais aussi les mouvements de caméra qui nous amènent toutes les surprises dans ce film car de l’étonnement, oui, il y en a ! Allez voir ce film au cinéma avec quelques potes, vous serez emportés, vous ne regardez jamais votre montre, vous rigolerez, vous allez faire des « Oh ! Putain ! Wah ! ».

On ressent la vitesse, on ne lésine pas avec les nombreux plans et même gros plans durant les grandes scènes d’action, qui sont d’autant plus réussies par les cascades effectuées sans trucage ! Ansel Elgort, l’acteur principal, a dû suivre une formation spéciale pour conduire de manière si hallucinante. Chaque scène est différente et toujours terriblement bien rythmée, c’est dingue, avec la musique et le travail du montage, on a vraiment la sensation d’assister à une espèce de concert scénarisé.
Edgar Wright est connu pour ses comédies plutôt loufoques, voire lourdes pour certains, comme Shaun Of The Dead ou le génialissime Scott Pilgrim vs the World. Mais pour ceux qui, contrairement à moi, n’apprécient guère ce genre d’humour, ne vous inquiétez pas, il n’en est rien ici. Ce film est d’abord un film d’action bien avant d’être une comédie, mais il n’empêche qu’on ait tout de même de bons passages où on se marre bien. Par contre, on garde son superbe travail de l’image et j’espère réellement que cette fois il sera pris en compte par le monde du cinéma avec de nombreuses récompenses qu’il mérite depuis longtemps. Peu de personnes auront aussi bien allié son & image dans tous les cas. On sent la nomination aux Oscars !

Vous avez vraiment lu cette critique jusqu’où bout sans réserver vos places pour aller le voir ? Mais qu’est-ce-que vous foutez ? Grouillez-vous, vous loupez quelques chose !

— OKJA    7/10  À voir seul ou en intimité (surtout si vous voulez pas que tout le monde vous voit chialer)

 

Mija est une jeune fille ayant grandi dans les montagnes isolées de Corée du Sud avec Okja, une sorte de grand cochon doux et très affectueux. Mais cet animal est chez elle car son grand-père a été choisi pour s’occuper de lui pendant 10 ans avant de le rendre à l’entreprise qui l’a conçu. Les 10 ans sont passés, Mija s’oppose au départ d’Okja, surtout lorsqu’elle apprend le destin qui lui est réservé…

On s’attaque au film phare de Netflix, connu surtout pour sa polémique au festival de Cannes. On rappelle le contexte : Okja est le premier grand film d’un grand réalisateur, super casting et gros budget qui est distribué seulement sur une plateforme internet et non dans les cinémas. Ce choix marque le début de la mort des cinémas et une question a perturbé tout le festival : Faut-il récompenser un film qui ne passe pas en salle ?

Outre tout ce tapage autour du film et de Netflix, Okja nous promet dès la lecture de l’affiche un film très beau et réussi (trop peut-être ?). D’abord avec Bong Joon-ho à la réalisation, l’un des réalisateurs sud-coréens les plus connus et les plus doués ayant dirigé Memories of Murder (qui ressort actuellement au cinéma en version restaurée), The Host et Snowpiercer, le TransperceneigeMais également par un grand et beau casting où l’on compte Tilda Swinton (Doctor Strange, Snowpiercer), Paul Dano (Little Miss Sunshine, Prisoners), Steven Yeun (Glenn dans The Walking Dead), Giancarlo Esposito (Gus Fring dans Breaking Bad, il rejoue ici un rôle pratiquement copié-collé, c’est plutôt dommage) et Jake Gyllenhaal qui, malgré le fait qu’il ait un second rôle, arrive encore à m’étonner et occuper l’écran dans un rôle à la fois excentrique, superficiel, mais aussi douloureux, un jeu d’acteur où il nous fait bien comprendre tous les paradoxes du personnage.

Bien que le sujet puisse être assez difficile, il n’y a rien de gore et le film est franchement très soft comparé à la réalité, même si vous êtes un gros sensible, vous pourrez globalement le voir sans avoir à trop détourner les yeux. Ça n’empêche pas d’être écœuré de toute cette barbarie et de verser sa petite larme. Certains pourront crier à la démagogie, c’est vrai que l’histoire est presque « facile » : on nous fait s’attacher à un bon gros animal adorable et les méchants humains vont vouloir le tuer de manière atroce, pour pouvoir le bouffer et ramasser du fric alors qu’une petite fille courageuse ne demande qu’à vivre avec son ami, ouh les salauds !
Et pourtant, le scénario reflète simplement une réalité horrible qui aurait dû cesser depuis des années.  Donc non, à aucun moment je me suis dit « olala c’est bon ils vont nous sortir les violons là ? » car tout est amené avec une très grande fluidité, les personnages sont bien travaillés (même si les « méchants » peuvent paraître grossiers au premier abord) et le fait d’avoir choisi en personnage principal une petite fille forte et sûre d’elle, au lieu d’une pleurnicharde comme on en a plus souvent l’habitude, est une super idée qui nous aide à croire en l’histoire et son déroulement. La vraie force du film est que nous n’assistons pas impuissant face à tout ce qui arrive à Okja, nous agissons avec Mija et d’autres personnes, à leur niveau, avec le maximum de force et de détermination possible et nous aide à nous rendre compte de la difficulté à s’opposer à cette cruauté. Un regard sur la viande qui n’est pas nouveau mais encore trop mis de côté, le but est de remettre en question votre rapport à la nourriture, et pourquoi pas plus se diriger vers le végétarisme. Le film est beau, nous suivons plusieurs personnages autour d’une seule et même cause et c’est toujours sympa d’avoir différents points de vue. Sûrement m’attendais-je à plus d’émerveillement au vu des promesses annoncées. Mais il n’empêche que c’est un film très réussi aussi bien par l’image, le scénario et les jeux d’acteur. Et forcément, un petit plus pour l’alliance de différents continents (ici Asie et Amérique du Nord) comme on en a l’habitude avec Bong Joon-Ho.


Ce mois-ci nous avons deux films que je vous conseille vraiment, BABY DRIVER sortira en salle le 19 juillet et OKJA est actuellement disponible sur Netflix. Vous dirigerez vous vers le film très bien fait et palpitant ou le film beau et tendre comme mon steak ? (oups !) On attend vos avis ! 

Line

Your comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *